Immobilier : la demande pour des extérieurs explose.

Actualités 10 septembre 2021

La demande s'envole pour les appartements avec balcon et terrasse.

Les Français vivant dans des logements exigus ont beaucoup souffert des confinements répétés. Ils sont désormais prêts à se tourner vers des appartements dotés d’un extérieur. Décryptage.

Tandis qu’en France les confinements se suivent, les appartements dotés d’un extérieur font l’objet d’une demande toujours plus forte. En effet, en raison des mesures sanitaires strictes, les candidats à l’accession à la propriété ne s’imaginent plus vivre en ville sans un balcon ou une terrasse. 

Cet engouement pour de tels biens a naturellement un impact sur leur prix, lequel est majoré de 4% à 14% selon les régions.

Immobilier : les confinements ont ouvert les yeux des Français 

Pendant les premiers et deuxièmes confinements — et cela sera aussi certainement le cas lors du troisième, lequel est imminent —, les Français qui vivent en appartement mais qui ne disposent pas d’un extérieur ont énormément souffert.

De ce fait, alors qu’elle était déjà considérée comme un élément décisif, l’existence d’un balcon ou d’une terrasse est à présent devenue un critère essentiel dans l’achat d’un appartement en centre-ville pour les primo-accédants.

Il va sans dire que des espaces extérieurs si prisés font gonfler les prix des appartements. D’ailleurs, une récente étude basée sur l’analyse de quelque 35 000 transactions réalisées depuis 2019 montre que dans les onze villes françaises les plus grandes les prix des appartements équipés d’un balcon ou d’une terrasse ont augmenté, en moyenne, de 8,8 %.

Si la flambée des prix n’est pas criante en ce qui concerne les biens munis d’un balcon ou d’une terrasse de moins de 10 mètres carrés (+ 4,4 %), lorsque ces mêmes espaces extérieurs ont une superficie de plus de 50 mètres carrés, la différence devient alors pour le moins significative (+ 30 %).

Plus-value, importance de l’étage mais aussi de la localisation

Si l’on peut d’ores et déjà conclure que les appartements avec balcon ou terrasse coûtent d’entrée plus cher que les appartements sans, on constate également que plus on monte dans l’immeuble, plus la côte des parties extérieures s’envole. 

Effectivement, il semblerait que l’étage ait une forte influence sur les prix immobiliers de tels biens. Ainsi, posséder un extérieur au dernier étage d’un d’immeuble peut faire grimper la valeur d’un logement de plus de 14 %, contre uniquement 8,5 % si ce dernier se situe au quatrième étage voire même 6,9 % lorsque l’appartement se situe entre le premier et le troisième étage.

Et contre toute attente, la présence d’un extérieur au rez-de-chaussée fait également flamber les prix de l’ordre de 12,5 %, et ce pour une raison simple : ledit extérieur n’est plus un balcon ou une terrasse mais bien un petit jardin (ou rez-de-jardin).

Les balcons et terrasses davantage valorisés dans les villes ensoleillées

Cependant, il faut noter que la valorisation des balcons et terrasses est plus ou moins notable selon la situation géographique. Ainsi, on remarque des variations sensibles entre les villes. 

À Marseille, ville de France parmi les plus ensoleillées, la présence d’un extérieur fait s’envoler le prix au mètre carré à hauteur de 16 %. À titre de comparaison, à Paris, un balcon ou une terrasse ne valorise le prix d’un bien que de 8,4 % maximum.

Plus au nord, à Lille par exemple, l’influence d’un extérieur sur le prix de vente d’un appartement s’avère encore moins importante : dans la capitale des Flandres, il n’a augmenté que de 3,6 % en moyenne.

La question qu’il faut à présent se demander est la suivante : la demande de logements dotés d’extérieurs sera-t-elle pérenne ? En vérité, il est sûrement trop tôt pour y répondre, l’incertitude liée à la pandémie de Covid-19 et les restrictions qu’elle implique expliquant grandement l’attrait récent des citadins pour les logements équipés d’un espace extérieur. 

La reprise du marché immobilier dépendante des conditions d’emprunt

À cela s’ajoute aussi une autre composante essentielle qui est étroitement liée à la potentielle reprise du marché immobilier, à savoir les conditions d’emprunt des Français en 2021. 

La bonne nouvelle, c’est que le Haut conseil de stabilité financière a allégé les conditions d’octroi des crédits immobiliers. Aussi la durée maximum d’un emprunt dans le neuf est-elle passée de 25 ans à 27 ans. En outre, le taux maximum d’endettement est quant à lui passé de 33 % à 35 %. 

Si l’assouplissement des recommandations facilitera donc nécessairement l’accès au crédit pour les primo-accédants, n’oublions pas que la possibilité qui leur est offerte de devenir propriétaires de leur logement dépend aussi fortement de leur apport et de leur reste-à-vivre, des données qui suscitent la vigilance des banques, bien conscientes que le marché de l’emploi a connu un ralentissement notable, sans compter que le prix au mètre carré flambe dans les grandes villes. 

En 2019, le marché de l’immobilier s’était bien porté, grâce notamment à un million de ventes rien que dans l’ancien. Mais pas moins de 250 000 transactions ont déjà été perdues en 2020… Que nous réserve donc 2021 ? 

Ce qui est sûr, c’est que les ménages ont des solutions pour diminuer le coût total de leur opération immobilière. Ils peuvent par exemple passer par un courtier immobilier tel que AGEF Finance Courtage, lequel trouve le meilleur taux et la meilleure assurance de prêt pour eux. Il est aussi à même de grandement faciliter leurs démarches bancaires. Un allié précieux pour s’offrir l’appartement avec extérieur dont ils ont toujours rêvé !

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